Comment entreprendre avec un mental de champion ?

« Entrepreneur est un état d’esprit, pas un statut ».  Si certains sont fonceurs, nombreux sont ceux qui se posent des questions sur leur futur statut. Alors quelle est la recette pour réussir sa vie d’entrepreneur ? Découvrez le point de vue d’Edgar Grospiron, ancien champion olympique de ski de bosse, devenu coach certifié et entrepreneur, qui intervient dans notre parcours Entrepreneurs avec sa Masterclass.

Peu d’athlètes égalent son palmarès : champion olympique aux JO d’Albertville en 1992 et triple champion du monde, aujourd’hui, c’est sur un autre registre qu’il est devenu une référence : conférencier en performance et motivation.

Coach certifié en développement personnel et entrepreneur, il a également lancé ses masterclass 100% digitales et intervient dans notre Parcours Entrepreneurs BeeMyDesk. Quoi de mieux qu’une expérience stimulante pour démarrer ce parcours ?

Champion sportif, entrepreneur référent… on dirait que les deux sont liés ?

Non, un bon sportif n’est pas forcément un bon entrepreneur. Il faut beaucoup plus que des qualités mentales. Mais le mindset entre un sportif et celui d’un entrepreneur est très proche et c’est ce sur quoi j’ai voulu me concentrer dans mon activité : comment le sport peut-être une source d’inspiration pour l’entrepreneur ? Et c’est également pour cette raison que j’ai lancé cette Masterclass « Réussir sa vie d’entrepreneur. » 

Profitez de l'avantage qu'Edgar à réservé à la communauté BeeMyDesk pour accéder à sa Masterclass avec une réduction de 15% !

1h30 de module en 9 épisodes où vous découvrirez les 9 clés fondamentales pour réussir sa vie d’entrepreneur tout en préservant sa vie personnelle.

(Je vous conseille d'aller au bout de l'interview car si vous souhaitez entreprendre, une autre surprise vous attend)

En tant qu’ancien champion sportif, quelles similitudes retrouvez-vous pour aider un entrepreneur qui veut réussir sa vie ?

Pour moi, le point commun entre le sportif et l’entrepreneur est que l’on a une vision d’un monde idéal, on a envie que cet idéal voie le jour et on est prêt à dépenser toute notre énergie pour arriver à cet idéal. D’ailleurs, souvent, cet idéal n’est pas pensé pour nous servir nous, mais pour servir le monde qui nous entoure. On souhaite bien évidemment que notre entreprise réussisse, mais le sportif a cette envie de rendre service. Et si l’entrepreneur n’est pas dans ce mindset, à un moment donné, cela va coincer car le sportif, comme l’entrepreneur, ne réussit pas seul.

Je pourrais vous citer plusieurs exemples de sportifs et d’entrepreneurs qui n’ont pas réussi parce qu’ils n’avaient pas cet état d’esprit collectif.

J’ai connu un sportif qui est arrivé en équipe de France avec un état d’esprit où il se confrontait à l’équipe. Or il est important d’avoir un relationnel, d’avoir un groupe soudé pour former la meilleure équipe du monde. Il a d’ailleurs été exclu de l’équipe, parce qu’il n’a pas su s’inscrire dans ce mouvement de groupe et n’a par la suite jamais pu profiter de cette dynamique. Même dans les sports individuels, on fait partie d’un groupe. C’est uniquement lorsque l’on est sur le terrain, en compétition, que c’est chacun pour soi, mais en dehors, on doit être solidaires.

En ce qui concerne mon deuxième exemple, je ferais allusion à un patron qui se rémunère sur les résultats de l’entreprise, à 100%, au détriment de ses actionnaires et qui crée de la dette pour faire croître l’entreprise, en empruntant auprès des banques et des actionnaires pour se développer. Il s’agit d’un exemple d’état d’esprit qui ne peut pas être viable à long terme ; la crise vient mettre un terme à ce système de cavalerie. Un bon patron est une personne qui répartit les résultats en interne : 1/3 en réinvestissement, 1/3 pour les actionnaires et 1/3 pour les collaborateurs.

Mais revenons-en à l’expérience du sportif et de l’importance d’avoir un bon état d’esprit et de se remettre en question.

Au début de ma carrière, je suis allé chercher ma place en équipe de France sur des grandes courses, et, en quelques coupes du monde, j’ai réussi à me rapprocher de mon idole et même finir par le sortir de l’équipe de France. Cela m’a permis de me rendre compte qu’il ne faut jamais sous-estimer son adversaire, car même si on le respecte, il peut nous surpasser. Petit à petit, nos résultats sont crédibles parce que l’on bat des personnes qui sont crédibles à nos yeux. Plus nos adversaires sont coriaces, plus la victoire est belle.

On retrouve différents profils d’entrepreneurs : ceux qui foncent et ceux qui hésitent. Quels conseils donneriez-vous à chacun d’entre eux ?

Si on hésite, ce n’est pas par hasard : soit c’est un manque de confiance, soit un manque d’énergie, soit un rapport à la prise de risque.

La prise de risque est incontournable chez l’entrepreneur et cela signifie une prise de décision ; si on n’en prend pas, on ne peut pas entreprendre. C’est important de l’avoir en tête, mais si elle nous empêche d’entreprendre, il faut voir d’où cela vient. Cela peut être lié à plusieurs points, par exemple un conflit, la peur de l’échec…

Il est donc essentiel de bien évaluer les sources de cette crainte, de bien la mesurer et d’être au clair avec soi-même. Il faut avoir une relation saine avec l’échec. Mais il s’agit de questions très personnelles, c’est pour cela qu’il est important d’identifier quelle interprétation on a eu de cette peur.

La relation à l’argent est également importante et elle aussi très personnelle, c’est pour cela que je l’ai intégrée dans ma Masterclass, car beaucoup n’osent pas se lancer par peur d’échouer financièrement.

Pour le fonceur, je pense que c’est une qualité d’entrepreneur, mais je lui conseillerais d’avoir une vision plus long terme. Il s’agit peut-être d’un manque de patience, qui l’empêche d’anticiper. Je l’inviterais donc à voir comment il peut s’inscrire à moyen et long terme, à imaginer quelles peuvent être les conséquences, positives comme négatives, de ses actions. En effet, si à court terme, une décision peut être positive, à moyen ou long terme, elle peut entraîner une crise.

A l’image de Messi et Ronaldo dans le football, on a deux écoles : ceux qui réussissent sont ceux qui sont doués ou ceux qui travaillent dur. Qu’en pensez-vous ?

Il n’y a pas de secret, Messi, Ronaldo et Schumacher ont les deux, cela ne se discute pas. Là où, en revanche, on peut en débattre, ce sont les besogneux, qui se reposent sur leurs talents, qui se lancent pour montrer ce talent, mais pas pour l’améliorer.

Pour ceux qui ont le talent, je leur conseillerais d’utiliser cette énergie du talent pour avancer, mais de ne pas se contenter de se reposer sur ce talent, d’en faire un réel point fort.

En ce qui concerne les besogneux, je leur dirais de mettre autant d’énergie qu’ils ont de talent au travail mais en se concentrant sur ce qu’ils aiment vraiment, pour qu’ils retrouvent ce talent et qu’ils en fassent quelque chose d’extraordinaire.

Si vous deviez résumer l’état d’esprit d’un entrepreneur en une maxime, laquelle choisiriez-vous ?

Un entrepreneur doit avoir un minimum de qualités managériales : il doit aimer communiquer. J’aime dire que « plutôt que d’aimer manager les gens, il doit aimer les gens qui managent. ». Cela s’inscrit dans cette logique qu’on ne réussit pas tout seul et encore moins en mettant des gens sous pression inutilement.

Pour conclure, peut-on alors affirmer qu’un entrepreneur est un champion ?

Un entrepreneur, pour moi, est un porteur de projet. Il ne monte pas son entreprise tout seul. Il est là pour créer de la valeur et a donc besoin de s’entourer. Ce qui le motive, c’est de recruter, de créer une émulation, qui soit plus grande que lui, qui le dépasse. C’est ce qui le différencie d’un consultant par exemple.

Champion n’est pas un statut, entrepreneur non plus. C’est un état d’esprit, il y a des qualités et des fondamentaux à avoir. C’est ce que je transmets dans mes masterclass à travers mon expérience de sportif et d’entrepreneur, où j’évoque également mes erreurs, afin que les entrepreneurs puissent avancer plus vite.

Retrouvez également Edgar Grospiron dans notre Parcours Entrepreneurs – De l’idée à la start-up

Un programme de 8 semaines, 100% en ligne, où 9 experts du même calibre qu'Edgar vont vous aider à atteindre vos objectifs !

Le Parcours Entrepreneurs BeeMyDesk c’est :

  • 8 semaines d’accompagnement 100% en ligne
  • 10 heures de contenu vidéo
  • 7 workshops, 2 ateliers de co-développement et 1 masterclass
  • 5 rendez-vous individuels
  • 9 experts pour challenger ton projet
  • 1 promo de 4 porteurs de projet pour progresser entre pairs